17 juillet 2026

Combe de Martignare en boucle depuis le Chazelet

Pour cette dernière journée à la Grave avant de prendre la route du Queyras et de l'Échalp, point de départ de notre futur Tour du Viso, chacun choisit son programme. Tandis que la Tribu partent relever le défi de la Via Ferrata des Mines du Grand Clot, nous optons pour une randonnée plus contemplative en direction de la combe de Martignare.

Dès les premiers kilomètres, nous retrouvons le calme si caractéristique de ce vallon. Loin des itinéraires les plus fréquentés, le sentier serpente au milieu des alpages dans une ambiance paisible, bercée par le murmure des torrents et dominée par les sommets environnants.

Au fond de la combe, le sentier se prolonge vers le col de Martignare. Ce nom fait aussitôt remonter de vieux souvenirs. Vingt-deux ans plus tôt, nous avions franchi ce col lors de notre Tour de Valfroide, à l'occasion de l'ascension du Pic Sud de la Buffe d'en Haut. Revenir dans ce secteur après tant d'années apporte une dimension toute particulière à cette balade, mêlant le plaisir de la découverte à celui des retrouvailles avec des paysages qui nous avaient profondément marqués.

Pour le retour, nous délaissons l'itinéraire de l'aller et rejoignons un sentier en balcon via de vagues sentes. Dominant la vallée, il offre de superbes points de vue avant de rejoindre la crête descendant du Signal de La Grave. Cette variante permet d'admirer une dernière fois les panoramas grandioses sur les massifs environnants avant de redescendre tranquillement vers le Chazelet.

Accès routier / Transports publics :
Grenoble >> Bourg d'Oisans >> La Grave >> Les Terrasses >> Le Chazelet.

Configuration : Randonnée

Point culminant : 2277 m

Cartographie :
IGN 3436 ET Meije Pelvoux
IGN 3435 ET Valloire - Aiguilles d'Arves - Col du Galibier

Orientation : SW

Cotation : T2

Matériel : randonnée

Altitude de départ : 1790 m

Dénivellation montée : +/- 610 m

Distance : 9.7 km

Horaire : 3h55 (sans les pauses)

Participants à la sortie : Florence, Arnaud


Du Chazelet, descendre jusqu'au départ du téléski. Ne pas traversez le pont, mais continuer tout droit jusqu'au pont du Pertus. Couper les lacets du chemin 4x4 (sentier) et atteindre le Rivet du Milieu. A la bifurcation, prendre le sentier de droite menant à la Combe de Martignare. Remonter ce sentier jusqu'au bout, puis par de vagues sentes, remonter la croupe herbeuse pour rejoindre le sentier en provenance du col de Martignare. Celui-ci n'est pas très marqué car peu fréquenté. Le suivre vers le sud jusqu'à retrouver le sentier menant au Signal de la Grave, puis continuer sur la crête jusqu'au col des Portes. De là, redescendre vers le Chazelet via les sentiers de la station.

Arrivés au Rivet du Milieu

Passage équipé de cordes sans doute en cas de présence d'un névé en début de saison

La reine du coin : la Meije


Dans la Combe de Martignare

Aiguille du Goléon et sa face sud-sud-ouest


Arrivée sur la crête de Côte Rouge

Le Signal de la Grave au fond à doite

Les Agneaux

Grandes Rousses

Via Ferrata des mines du Grand Clot

Pendant que les parents partent randonner tranquillement dans la combe de Martignare, nous choisissons une activité nettement plus verticale : la via ferrata des Mines du Grand Clot, au départ des Fréaux.

Le parcours est loin d'être une simple balade aménagée. Avec plus de 700 mètres de dénivelé, la via ferrata est longue et soutenue. Autre particularité qui impose de bien gérer son effort : il n'existe pratiquement aucune possibilité de s'échapper avant la sortie. Une fois engagés, il faut donc aller jusqu'au bout ! Ces caractéristiques expliquent sa cotation D, pour « difficile ».

L'itinéraire nous plonge également dans l'histoire minière de la vallée. La via ferrata traverse en effet les vestiges des anciennes mines du Grand Clot, alternant passages rocheux, traversées aériennes et sections plus verticales. Au fil de la montée, les traces de cette ancienne activité minière se mêlent au décor montagneux.

La longueur du parcours et le dénivelé finissent par bien solliciter les jambes, mais l'ambiance et la variété des passages rendent l'ascension particulièrement intéressante. Une belle façon de terminer notre séjour à La Grave, avec une dernière dose de verticalité avant de prendre la direction du Queyras !


Accès routier / Transports publics :
Grenoble >> Bourg d'Oisans >> La Grave >> Les Fréaux. Se garer en face de l'ancienne usine des mines, entre Les Fréaux et le tunnel du Grand Clot.

Configuration : Via Ferrata

Point culminant : 2165 m

Cartographie :
IGN 3436 ET Meije Pelvoux
IGN 3435 ET Valloire - Aiguilles d'Arves - Col du Galibier

Orientation : S

Cotation : D

Matériel : harnais, longes classiques, longes via ferrata, casque

Altitude de départ : 1330 m

Dénivellation montée : + 870/- 430 m

Distance : 5,3 km

Horaire : 5h10 (sans les pauses)

Participants à la sortie : Axèle, Alix, Florian


Depuis cette usine, suivre un sentier correctement marqué (panneau indicateur au début de la sente) jusqu'à un petit replat au pied de la paroi. Suivre les câbles. La via reste en rive gauche du couloir, et passe près d'anciens puits de mine (mine de lomb argentifère, quelques panneaux explicatifs). Un passage caractéristique en opposition au sortir d'une gorge marque sensiblement la fin des difficultés, mais il reste quasiment la moitié du dénivelé. À la fin des câbles, suivre une sente en direction du sommet du couloir.  De la sortie du couloir, viser les ruines de Pré Veyraud, puis poursuivre le chemin jusqu'au col 2164. Depuis le col, suivre le GR 50-54, puis descendre au mieux jusqu'au village du Chazelet.








14 juillet 2026

Aiguille du Goléon : face sud, arête sud, descente par la voie normale

Cette journée restera comme l'un des temps forts de notre séjour à La Grave. La Tribu souhaitait réaliser une course d'alpinisme en solo, sans les parents. Après avoir étudié plusieurs itinéraires sur Camptocamp, leur choix s'est porté sur l'Aiguille du Goléon par sa face sud. Depuis notre hébergement au Chazelet, l'objectif était ambitieux : effectuer l'ascension en une seule journée, directement depuis le village, puis redescendre par la voie normale empruntant le glacier Lombard jusqu'au hameau des Hières. Au total, une longue journée de plus de 20 kilomètres et 1 700 mètres de dénivelé positif.

Pendant qu'ils vivraient leur aventure en altitude, nous avions prévu de les retrouver plus tard dans la journée. Notre programme consistait à monter tranquillement depuis les Hières jusqu'au lac du Goléon, puis de poursuivre dans le vallon d'Amont en direction de la moraine du glacier, avec de l'eau pour les ravitailler si nécessaire car il faisait assez chaud.

Le réveil sonne à 4 heures. Une heure plus tard, à la lumière des frontales, nos trois alpinistes s'élancent dans la nuit. L'approche est longue avant d'atteindre le pied de la face sud. La progression dans cette pente d'éboulis, davantage constituée de pierres instables que d'un véritable éperon rocheux, se révèle laborieuse et éprouvante. Heureusement, une fois la jonction avec l'arête sud atteinte, le terrain devient beaucoup plus agréable. Le rocher, plus compact et plus sain, permet une escalade plus sereine. En chemin, ils rejoignent une cordée qui vient tout juste de parcourir l'intégralité de cette arête. Ensemble, ils poursuivent jusqu'au sommet de l'Aiguille du Goléon.

De notre côté, nous atteignons les Hières vers 9 h 30 avant d'entamer la montée vers le lac du Goléon. Tout au long de l'ascension, je scrute régulièrement les crêtes avec mes jumelles. Soudain, trois petits points blancs apparaissent sur la cime : leurs casques brillent au soleil. Aucun doute, ils sont arrivés au sommet. Eux savourent leur pique-nique face aux Aiguilles d'Arves, tandis que nous faisons une halte au bord du lac, dans un décor tout aussi grandiose.

Nous reprenons ensuite notre marche en remontant le vallon d'Amont, pendant que nos jeunes alpinistes entament leur longue descente par l'arête nord-ouest puis le glacier Lombard. Nous les attendons après le refuge Carraud, juste avant la bifurcation menant à la moraine. Les minutes passent, mais aucune silhouette n'apparaît.

Je décide alors de partir seul à leur rencontre. La remontée de la moraine est interminable, entre blocs instables et pente soutenue. Finalement, au niveau du dernier névé, j'aperçois trois silhouettes qui progressent lentement vers la vallée. La jonction est enfin faite. Le soulagement est partagé, d'autant qu'Alix m'annonce que sa poche à eau s'est vidée en chemin à cause d'une fuite. Heureusement, l'eau que j'avais transportée trouve immédiatement son utilité…

Il ne reste plus qu'à redescendre tous ensemble. Flo prend un peu d'avance tandis que nous apercevons les Hières dans le vallon : c'est encore loin. La fatigue commence à se faire sentir, mais elle est largement éclipsée par la satisfaction d'une journée parfaitement réussie.


Accès routier / Transports publics :
Grenoble >> Bourg d'Oisans >> La Grave >> Les Terrasses >> Le Chazelet.

Configuration :
- Alpinisme (Aiguille du Goléon)
- Randonnée (Moraine du glacier Lombard et Combe d'Amont)

Point culminant
- Aiguille du Goléon : 3427 m
- Moraine du glacier Lombard : 2855 m
- Combe d'Amont : 2575 m

Cartographie :
IGN 3436 ET Meije Pelvoux
IGN 3435 ET Valloire - Aiguilles d'Arves - Col du Galibier

Cotation :
- Aiguille du Goléon : F
- Moraine du glacier Lombard : T3
- Combe d'Amont : T3

Matériel : alpinisme, randonnée

Altitude de départ : 1790 m

Dénivellation montée
- Aiguille du Goléon : +/- 1710 m
- Moraine du glacier Lombard : +/- 1355 m
- Combe d'Amont : +/- 940 m

Distance : 20,9 km

Horaire :
- Moraine du glacier Lombard : 7h30 (sans les pauses)

Participants à la sortie :
- Aiguille du Goléon : la Tribu
- Moraine du glacier Lombard : Arnaud
- Combe d'Amont : Florence


Depuis le Chazelet rejoindre le col des Portes (1835 m), puis remonter le sentier du Signal de la Grave jusqu’au sommet (2446 m) et continuer la crête de la Grande Côte jusqu’au Serret Blanc (2900 m). Au Serret Blanc, la crête vient buter sur la face sud-sud-ouest de l’Aiguille du Goléon et se prolonge dans la face par un vague éperon au pied duquel se trouvent deux blocs rocheux de couleur rouge-orange. L’ascension est donc une succession de ressauts gréseux en rochers relativement honnête (II, IIsup) débouchant sur des vires ou rampes marneuses. Il s'agit de viser une échancrure caractéristique sur la ligne d'horizon. L’itinéraire suivi commence entre les deux blocs, remonte l’éperon et continue tout droit jusqu’à rejoindre les vires terminales de l’arête sud. Une fois atteintes les vires terminales de l'arête sud (exposées, parfois gelées), on rejoint la crête et poursuit au sommet. Descente par la voie normale : suivre l'arête nord-ouest et rejoindre le col juste au sud du Bec Grenier. Chausser les crampons et descendre le glacier jusqu'au haut de la moraine. La suite rejoint la Combe d'Amont, le lac et le refuge du Goléon et enfin les Hyères. (via camptocamp)


Levé de soleil sur la Meije et le Râteau




Pied de la face sud : l'itinéraire passe entre les deux rochers


L'arête sud est atteinte, ouf ...

Summit

Summit selfie


Sur le glacier Lombard


Jonction avec le daron en haut de la moraine

Aiguille orientale de la Saussaz et col Lombard

Combe d'Amont


Lac du Goléon

Dernier regard vers le sommet du jour